Le Parisien Seine-Saint-Denis fait sa Une sur le logement à Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine. Le journal le dit clairement : au-delà des candidats, deux visions s’affrontent. Celle qui veut transformer. Et celle qui préfère le statu quo.
Mathieu Hanotin n’a pas inventé le système en place, mais il en a été le continuateur. Pire : il n’a pas tenu sa promesse de campagne de 2020. Dans l’article, il se vante en effet d’avoir fait passer le taux de logements sociaux de 52 à 56 % sous son seul mandat. Le problème ? Cette course au social a été menée sans se demander si les finances publiques permettraient d’en assurer l’entretien. La réponse est brutale : non.
Sofia Boutrih, élue d’opposition PCF, le confirme en pointant une hausse de 13 % des loyers chez Plaine Commune Habitat, également dirigé par Mathieu Hanotin. Pendant ce temps, 12 000 demandes de logements sociaux restent en attente à l’échelle de la commune nouvelle, et les habitants qui subissent l’insalubrité de leur logement social le vivent dans leur chair, chaque jour.
Bally Bagayoko veut porter à 50-60 % la part de logements sociaux dans les programmes neuf, dans la continuité de la fuite en avant menée par Mathieu Hanotin.
Notre liste part d’un constat simple : l’État et les bailleurs sociaux n’ont plus les capacités de construire et d’entretenir davantage. Les propriétaires privés, les particuliers qui achètent un appartement, ont ces moyens. Comme toujours, nous nous appuyons sur des travaux de recherche qui ici confirment que l’accession à la propriété reste le principal levier d’ascension sociale pour les ménages modestes (Castillo Rico, École d’économie d’Aix-Marseille, 2020). Et au-delà des ménages eux-mêmes, les logements sociaux peuvent bénéficier d’exonérations de taxe foncière pendant 15 ans ou plus (article 1384 A du Code général des impôts), là où chaque logement privé neuf génère immédiatement de la taxe foncière, des droits de mutation et des dotations de fonctionnement supplémentaires qui alimentent les finances de la commune et donc les services publics. Plus de propriétaires privés à Saint-Denis c’est donc des services publics de meilleure qualité pour toutes et tous, plus d’investissement et donc d’emploi. C’est le pari gagnant, de rupture, que nous faisons pour Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine.
Le 15 et 22 mars, choisissez l’alternance.


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